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Guide partie 3 – MDT

By November 25, 2018No Comments

Présentation du kit et installation

MDT (Microsoft Deployment Toolkit) est une pièce maîtresse de la solution proposée par Microsoft pour déployer ses systèmes d’exploitation en entreprise. Utilisé seul, il permet d’effectuer des déploiements quasi-automatiques appelés LTI (Lite Touch Installation), tandis qu’intégré au sein de System Center Configuration Manager, il déploie tout son potentiel en permettant des déploiements entièrement automatisés ; on parle alors de ZTI (Zero Touch Installation).

Cet environnement nécessite la présence locale de Windows ADK dont il utilise les outils de manipulation des images WIM et de personnalisation de Windows PE pour créer les images de démarrage spécifiques aux déploiements LTI et ZTI.

À la différence de WDS étudié précédemment et qui fournit les services nécessaires pour qu’un poste amorce à travers le réseau et débute une installation de Windows, MDT se contente de mettre à disposition des clients un simple partage de fichiers ainsi qu’une image de démarrage qui viendra connecter les clients à ce partage. Ces images de démarrage WIM produites par l’environnement MDT devront être mises à disposition des clients via un serveur WDS.

Il est également possible de générer un média d’installation à partir d’un partage de déploiement MDT, notamment pour les postes déconnectés du réseau de l’entreprise ou lorsque les contraintes du réseau ne permettent pas d’envisager un déploiement via celui-ci.

Dans sa dernière version (la 8443 à l’heure actuelle), MDT supporte les déploiements LTI et ZTI pour les systèmes d’exploitation clients Windows 7, 8 et 10. Les environnements serveurs supportés sont Windows Server 2012, 2012 R2 et 2016.

Avant d’installer MDT sur un poste, assurez-vous que celui-ci dispose du Windows Assessment and Deployment Kit version 1607 ou ultérieure.

Si le poste ne dispose pas de l’ADK, vous pouvez le télécharger depuis le site web de Microsoft (https://developer.microsoft.com/en-us/windows/hardware/windows-assessment-deployment-kit).

Pour installer Microsoft Deployment Toolkit :

Téléchargez la version de Microsoft Deployment Toolkit correspondant à votre architecture depuis le site de Microsoft Technet, à l’adresse :
Exécutez le fichier MSI téléchargé.
Cliquez sur Next.
Sélectionnez I accept the terms in the License Agreement et cliquez sur Next.
Sélectionnez toutes les fonctionnalités et cliquez sur Next.
Choisissez si vous souhaitez participer au programme d’amélioration et cliquez sur Next.
Cliquez sur Install.
Une fois l’installation terminée, cliquez sur Finish.
PUCE

MDT peut être installé sur une autre machine que celle qui hébergera le partage de déploiement tant que vous disposez des droits sur le système de fichiers et sur le partage réseau suffisants pour vous connecter à distance à ce partage.

Une fois MDT installé, vous trouverez dans le menu Démarrer un groupe de programmes Microsoft Deployment Toolkit, présentant notamment quatre icônes importantes :

  • Deployment Workbench : il s’agit de la console principale de MDT.

  • Configure ConfigMgr Integration : permet l’intégration à System Center Configuration Manager pour effectuer des déploiements ZTI.

  • UDI Wizard Designer : un outil permettant la créaton d’interfaces personnalisées pour les déploiements à l’initiative de l’utilisateur.

PUCE

Sauf mention contraire, les explications et commentaires sur Microsoft Deployment Toolkit donnés dans ce chapitre peuvent ne pas s’appliquer à d’autres déploiements que celui de Microsoft Windows 10.

La console Deployment Workbench

La console Deployment Workbench présente deux nœuds principaux : le premier, nommé Information Center, regroupe des informations et de la documentation sur l’outil. Il permet également de contrôler la présence, sur le poste, d’éléments obligatoires ou facultatifs pour le fonctionnement de MDT. Le second, nommé Deployment Shares, affiche la liste des points de déploiement et permet d’en créer de nouveaux.

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La console Deployment Workbench

1. Partages de déploiement

Les partages de déploiement sont la fusion des anciens partages de distribution et des points de déploiement qui existaient sous BDD 2007 et MDT 2008. Ils offrent une plus grande souplesse de gestion, notamment au niveau de la console qui peut désormais en afficher plusieurs en même temps.

Un partage de déploiement est une arborescence dans laquelle vont être créés ou importés les éléments nécessaires à un déploiement particulier (systèmes d’exploitation, applications, pilotes de périphériques, mises à jour, etc.).

a. Créer un partage de déploiement

Pour créer un nouveau partage de déploiement (dans le cas d’un serveur WDS sur lequel est installé MDT) :

Créez un répertoire pour le partage de déploiement sur le serveur WDS (ex : d:\DeploymentShare).
Ouvrez la console Deployment Workbench.
Faites un clic droit sur le nœud Deployment Shares et sélectionnez New Deployment Share.
Entrez le chemin du répertoire créé pour le partage de déploiement et cliquez sur Next.
Validez ou modifiez le nom de partage réseau et cliquez sur Next.
Entrez une description pour ce partage de déploiement.
Cliquez sur Next.
Décochez toutes les cases de personnalisation de l’assistant (demande de sauvegarde, de clé de licence, de mot de passe administrateur, de capture d’image et de chiffrement BitLocker).
Cliquez sur Next.
Vérifiez les paramètres de création du partage de déploiement.
Cliquez sur Next.
Une fois le partage de déploiement créé, cliquez sur Finish.

Une fois le partage de déploiement créé, celui-ci apparaît automatiquement dans la console Deployment Workbench.

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Arborescence d’un partage de déploiement

Un partage de déploiement contient sept sections principales :

  • Applications : applications importées dans le partage de déploiement en vue de leur installation sur les postes clients.

  • Operating Systems : systèmes d’exploitation importés pouvant être déployés via des séquences de tâches.

  • Out-of-Box Drivers : pilotes de périphériques importés et pouvant être intégrés à une image de démarrage ou installés sur les postes clients.

  • Packages : mises à jour Windows et packs de langues importés.

  • Task Sequences : séquences de tâches utilisées pour piloter les déploiements.

  • Advanced Configuration : permet de mettre en œuvre les fonctionnalités avancées de MDT (profils de sélection, partages de déploiement liés, déploiements par média amovible et base de données de configuration).

  • Monitoring : affiche un état de suivi des déploiements en cours sur les postes.

Sachez qu’il est possible de créer des dossiers sous les nœuds ApplicationsOperating SystemsOut-of-Box DriversPackages et Task Sequences, de manière à organiser les éléments comme vous le souhaitez. Vous pouvez ainsi séparer les éléments par système d’exploitation, par environnement (test, recette, production), ou encore par population ciblée.

Un autre avantage de l’organisation par dossier consiste à pouvoir désactiver tous les éléments d’un dossier en désactivant ce dossier lui-même, rendant ainsi son contenu inaccessible pour les déploiements. Les dossiers sont également très utiles pour la mise en œuvre des profils de sélection (voir la section consacrée à ce sujet). La création de dossier se fait en sélectionnant l’item New Folder du menu contextuel de chaque nœud ou du menu Action de la console MMC.

PUCE

Le bouton View Script, disponible à la fin de la plupart des assistants de MDT, permet de visualiser l’équivalent en script PowerShell de la commande qui vient d’être exécutée.

b. Propriétés d’un partage de déploiement

L’assistant de création de partage de déploiement ne pose que les questions minimales pour la création du partage, mais d’autres propriétés, toutes aussi importantes, peuvent être définies via les pages de propriétés.

Pour afficher les propriétés d’un partage de déploiement :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Déployez le nœud Deployment Shares.
Faites un clic droit sur le partage dont vous souhaitez afficher les propriétés.
Sélectionnez l’item Properties dans le menu contextuel ou sélectionnez Properties dans le menu Action de la console MMC.

Onglet General

On retrouve, dans cet onglet, les informations fournies lors des trois premiers écrans de l’assistant de création du point de déploiement ; à savoir la description, le chemin physique et le nom du partage réseau. Le cadre Platforms Supported permet de préciser quelles sont les architectures prises en charge par ce partage de déploiement, c’est-à-dire pour lesquelles des images WIM et ISO doivent être créées lors de la mise à jour du partage.

La dernière option permet de préciser le support ou non des déploiements Multicast à partir de Windows 2008 (cf. section Configuration avancée d’un serveur WDS – Déploiements multicast du chapitre Windows Deployment Services). L’activation de cette option se traduit par l’inclusion du package “client multicast” dans les images WIM et ISO générées.

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Propriétés générales d’un partage de déploiement

Onglet Rules

Cet onglet présente le contenu du fichier CustomSettings.ini se trouvant dans le répertoire Controldu partage de déploiement. Ce fichier sert de référence aux scripts de MDT, pour connaître les tâches à effectuer et les réponses à fournir automatiquement aux assistants.

On y retrouve par défaut deux sections :

1) La section Settings, qui définit grâce à la propriété Priority quel sera l’ordre de recherche des propriétés dans les autres sections, séparées par des virgules. Dès qu’une propriété recherchée est trouvée dans une section, la recherche s’arrête. La valeur par défaut de la propriété Priority précise que seule la section Default sera traitée.

2) La section Default contient la propriété OSInstall=Y (qui autorise le client de déploiement à installer un système d’exploitation sur la machine cible), ainsi que les réponses à l’assistant de création d’un partage de déploiement, traduites sous forme de propriétés MDT.

Vous avez la possibilité de créer d’autres sections, par exemple pour préciser des paramètres spécifiques à certains postes ou à certains sites. En ajoutant la valeur MACaddress dans la liste de la propriété Priority, par exemple, vous pouvez ensuite créer des sections portant le nom des adresses physiques des cartes réseau (MAC) des postes déployés et personnaliser ainsi les déploiements effectués sur ces postes.

Exemple de fichier CustomSettings.ini :

[Settings] 
Priority=MACaddress, Default 
 
[Default] 
OSInstall=YES 
 
[00:15:0F:35:AA:02] 
OSDComputerName=Poste1 
 
[00:15:0F:35:BC:87] 
OSDComputerName=Poste2

Le bouton Edit Bootstrap.ini permet d’éditer le fichier du même nom (placé lui aussi dans le répertoire Control), utilisé au tout début du lancement de Windows PE pour se connecter au partage MDT et pour définir certaines propriétés de l’environnement WinPE. Il reprend la même structure que le fichier CustomSettings.ini, mais supporte une liste de propriétés plus restreinte.

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Règles du partage de déploiement

PUCE

L’aide de Deployment Workbench contient dans sa section Toolkit Reference/Properties/Property Definition la liste exhaustive des propriétés utilisables dans les fichiers CustomSettings.ini et Bootstrap.ini.

Onglet Windows PE / General

Décliné pour les plates-formes x86 (32 bits) et x64 (64 bits), cet onglet permet de configurer les images WinPE qui vont être générées par MDT. Il se compose, pour chaque plate-forme sélectionnée dans la liste, de trois sous-onglets. Vous pouvez ici activer ou non la génération d’une image ISO pour le client de déploiement Lite Touch, ainsi que la génération d’images WIM et ISO génériques permettant le diagnostic du poste. Dans le champ Image description vous pouvez configurer le nom de l’image de démarrage tel qu’il apparaîtra dans le menu de démarrage WDS ainsi que le nom du fichier ISO à créer pour la plate-forme sélectionnée.

PUCE

La génération d’une image WIM pour le client de déploiement Lite Touch est obligatoire.

Le cadre inférieur propose quelques options de personnalisation du Windows PE généré, telles que le fond d’écran (Custom background bitmap file), un répertoire supplémentaire à inclure (Extra directory to add) et l’espace mémoire supplémentaire à allouer pour des applications tierces embarquées dans le Windows PE (Scratch space size).

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Paramètres de Windows PE

Onglet Windows PE / Features

La liste présentée dans cet onglet permet de sélectionner en les cochant les composants à inclure dans les images de démarrage générées. Vous pouvez par exemple inclure PowerShell ou le framework .NET.

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Sélection des fonctionnalités à inclure dans les images de démarrage

Onglet Windows PE / Drivers and Patches

Cet onglet permet de sélectionner les pilotes de périphériques à injecter dans l’image de démarrage, par profil de sélection, par classe de pilote ou en totalité.

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Sélection des pilotes de périphériques à inclure dans les images de démarrage

c. Mise à jour d’un partage de déploiement

La mise à jour d’un partage de déploiement permet de générer les fichiers ISO ou WIM du client de déploiement selon les paramètres de ce partage, ainsi que d’effectuer la mise à jour de ses fichiers de configuration. Cette opération doit être effectuée à chaque modification de l’onglet Windows PE des propriétés du partage de déploiement ainsi qu’à chaque modification du fichier Bootstrap.ini.

Pour mettre à jour un partage de déploiement et générer les images de démarrage :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Faites un clic droit sur le partage de déploiement que vous souhaitez mettre à jour.
Sélectionnez l’item Update Deployment Share du menu contextuel.
Sélectionnez Optimize the boot image updating process.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres en cliquant sur Next.
Une fois la mise à jour terminée, cliquez sur Finish.

Pour créer les images WIM et ISO du client de déploiement, MDT va chercher un fichier boot.wimcorrespondant au numéro de version d’ADK dans les systèmes d’exploitation importés, et s’il n’en trouve pas, va utiliser le fichier fourni avec ADK. Cette opération est effectuée pour chaque plate-forme (x86 et x64) indiquée comme étant supportée dans les propriétés du partage de déploiement. Une fois l’image WIM correspondant à l’architecture trouvée et montée, MDT va y inclure les composants additionnels requis, les scripts et les fichiers de configuration nécessaires au déploiement.

Les images WIM personnalisées ainsi créées sont ensuite copiées dans le répertoire Boot du partage de déploiement, et éventuellement converties en images ISO si cela est indiqué dans les propriétés du partage. Pour utiliser ces images, vous devez les ajouter comme images de démarrage à un serveur WDS (cf. Mise en place de WDS – Ajout d’une image de démarrage du chapitre Windows Deployment Services).

2. Systèmes d’exploitation

La première tâche pour travailler avec MDT consiste à importer dans un partage de déploiement le ou les systèmes d’exploitation que vous souhaitez déployer. Ces systèmes d’exploitation peuvent se présenter sous la forme d’un répertoire de sources provenant d’un média (USB ou DVD), d’une image WIM capturée ou d’une image WIM stockée sur un serveur WDS.

a. Importer un système d’exploitation

L’assistant d’importation d’un système d’exploitation va copier l’intégralité du média d’installation vers le partage de déploiement.

Pour importer un système d’exploitation depuis un média :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement dans lequel vous souhaitez importer un nouveau système d’exploitation.
Faites un clic droit sur le nœud Operating Systems et sélectionnez l’option Import Operating System.
Sélectionnez l’option Full set of source files.
Cliquez sur Next.
Cliquez sur le bouton Browse et sélectionnez le répertoire racine du support d’installation de Windows 10 ou d’un équivalent contenant les sous-répertoires bootefisourcessupport, etc.
Cliquez sur Next.
Confirmez le nom proposé par défaut ou entrez un nouveau nom pour ce système d’exploitation.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres d’importation en cliquant sur Next.

À l’issue de la procédure d’import, un sous-répertoire portant le nom affecté au système d’exploitation est créé dans le dossier Operating Systems du partage de déploiement (D:\DeploymentShare\Operating Systems dans notre exemple) et le contenu du média d’installation y est intégralement copié.

PUCE

À la différence de WDS, l’assistant d’importation de système d’exploitation de la console Deployment Workbench ne vous demande pas quelles sont les éditions de Windows présentes dans le fichier INSTALL.WIM que vous souhaitez importer, mais les importe toutes systématiquement.

b. Supprimer un système d’exploitation

Pour supprimer un système d’exploitation de votre partage de déploiement :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement hébergeant le système d’exploitation à supprimer.
Dans le nœud Operating Systems, faites un clic droit sur le système d’exploitation à supprimer.
Cliquez sur l’item Delete.
Cochez la case Completely delete these items.
Cliquez sur Next.
Confirmez la suppression en cliquant sur Next.
Cliquez sur Finish lorsque l’opération de suppression est terminée.
PUCE

Si vous supprimez un système d’exploitation alors que celui-ci était utilisé dans des séquences de tâches, vous devrez modifier ces séquences pour qu’elles utilisent un autre système d’exploitation (modification de l’étape Install Operating System notamment).

c. Propriétés d’un système d’exploitation

L’affichage des propriétés d’un système d’exploitation importé permet d’obtenir des détails sur celui-ci et sur l’image WIM qui le contient : langages supportés, numéro d’index dans l’image, version exacte, etc.

Pour afficher les propriétés d’un système d’exploitation :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement hébergeant le système d’exploitation.
Dans le nœud Operating Systems, faites un clic droit sur le système d’exploitation dont vous souhaitez afficher les propriétés.
Cliquez sur l’item Properties.
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Propriétés d’un système d’exploitation

Propriétés de l’onglet General

Operating system name

Nom du système d’exploitation tel qu’il est affiché dans la console MDT et dans les séquences de tâches.

Description

Description de l’OS figurant dans le fichier WIM.

OS type

Type de programme d’installation : Windows IBS pour Windows Vista, Windows Server 2008 et ultérieurs, Windows NT Source pour Windows XP et Windows Server 2003.

Platform

Architecture supportée : x86 pour le 32 bits, x64 pour le 64 bits.

Build

Identifiant complet de la version.

Language(s)

Packs de langues inclus dans l’image WIM.

Includes Setup

Indique si l’image contient un programme d’installation (ce n’est pas le cas par défaut pour les images capturées).

Path

Chemin vers l’OS dans le partage de déploiement.

Image file

Nom du fichier WIM d’installation.

Image index

Numéro d’index de l’OS au sein du fichier WIM.

Image name

Nom de l’OS figurant dans le fichier WIM.

Image size (MB)

Taille de l’image WIM décompressée.

Image flags

Indique l’édition du système d’exploitation (Professionnel, Entreprise, etc.).

HAL

Couche d’abstraction matérielle supportée.

3. Intégrer des mises à jour et des composants

La section Packages d’un partage de distribution permet d’intégrer non seulement des mises à jour de sécurité, mais également des composants additionnels aux systèmes d’exploitation tels que des packs de langues ou des modules non disponibles au moment de la mise sur le marché du système d’exploitation. Les packages doivent être au format Microsoft Update (fichiers .MSU) ou au format d’archive Microsoft Cabinet (fichiers .CAB).

Pour intégrer des mises à jour ou des composants :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez ajouter un package.
Faites un clic droit sur le nœud Packages et sélectionnez l’item Import OS Packages.
Entrez le chemin contenant les fichiers MSU ou CAB à importer.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres d’importation en cliquant sur Next.
Une fois les packages importés, cliquez sur Finish.
PUCE

Attention, l’assistant importe tous les packages rencontrés dans l’arborescence indiquée, sous-répertoires inclus.

4. Intégrer des applications

Une fois le système d’exploitation installé sur un poste, vous voudrez probablement y installer des applications. À la différence d’un serveur WDS, qui au mieux ne prend en charge l’installation des applications qu’à travers une image WIM de référence ou les lignes de commandes additionnelles spécifiées dans un fichier XML de réponse automatique, MDT vous permet d’automatiser très facilement l’installation d’applications ou de groupes d’applications.

PUCE

La liste des applications importées est stockée dans le fichier Control\Applications.xml du partage de déploiement et la liste des groupes d’applications est stockée dans le fichier ApplicationGroup.xml du même répertoire.

a. Ajouter une application

L’ajout d’une application à un partage de déploiement consiste à copier ou à déplacer ses sources vers le partage de distribution, la rendant ainsi disponible pour le client de déploiement de MDT lorsqu’il est connecté à ce partage.

Pour ajouter une application à un partage de déploiement :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez rendre disponible l’application.
Faites un clic droit sur le nœud Applications et sélectionnez l’item New Application.
Sélectionnez Application with source files.
Cliquez sur Next.
Entrez un nom pour cette application. Les autres champs sont optionnels et servent à la création du nom par défaut de l’application dans la liste des applications.
Cliquez sur Next.
Indiquez l’emplacement depuis lequel l’assistant doit copier les sources de l’application à ajouter au partage de déploiement.
Cliquez sur Next.
Confirmez le nom proposé à partir des informations saisies ou modifiez-le selon votre convention de nommage.
Cliquez sur Next.
Saisissez la ligne de commande nécessaire pour installer l’application silencieusement (ex : msiexec.exe /i monapplication.msi /qb).
Cliquez sur Next.
Confirmez le résumé des informations en cliquant sur Next.
Une fois l’ajout terminé, cliquez sur Finish.

Par défaut, l’application apparaît désormais dans la liste de la console MMC ainsi que sur l’écran de choix des applications à installer lors de l’exécution du client de déploiement MDT.

b. Propriétés d’une application

Les deux onglets de propriétés d’une application permettent de préciser le comportement de l’application lors du déploiement : disponible ou non, les plates-formes supportées, les dépendances applicatives, etc.

Pour afficher les propriétés d’une application :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement hébergeant l’application dont vous souhaitez modifier les propriétés.
Dans le nœud Applications, faites un clic droit sur l’application concernée pour en afficher le menu contextuel.
Cliquez sur l’item Properties.

Propriétés de l’onglet General

Name

Le nom de l’application tel qu’il apparaît dans la console MDT (dans le nœud Applications et les séquences de tâches).

Comments

Les commentaires saisis ici apparaissent dans l’interface du client de déploiement, juste en dessous du nom de l’application.

Display name

Nom affiché dans l’interface du client de déploiement.

Short name

Nom court de l’application.

Version

Numéro de version de l’application, purement informel, affiché uniquement dans la console MDT.

Publisher

Éditeur de l’application, purement informel, affiché uniquement dans la console MDT.

Language

Langue de l’application, purement informel, affiché uniquement dans la console MDT.

Source directory

Répertoire contenant l’application, relatif à la racine du partage de déploiement.

Application GUID

Code hexadécimal unique d’une application. Ce code est utile si vous souhaitez forcer une application à s’installer. Il faudra pour cela éditer les règles (Propriétés du répertoire partagé dans MDT puis onglet Rules) ou le fichier Customsettings.ini en y ajoutant la ligne : MandatoryApplications001=

Hide this application in the deployment wizard

Si cette case est cochée, l’application n’apparaît pas dans la liste présentée par le client de déploiement. L’application peut néanmoins être installée via la séquence de tâches ou le fichier CustomSettings.ini.

Enable this application

Si cette case est décochée, l’application n’est pas sélectionnable dans la liste présentée par le client de déploiement.

Propriétés de l’onglet Details

Application bundle

Indique si l’application est un groupe d’applications, dont l’ordre d’installation est spécifié via l’onglet Dependencies.

Standard application

Indique si l’application est installée normalement, via une ligne de commande.

Quiet installation command

Ligne de commande pour installer de manière automatique l’application (paramètre /q pour les fichiers MSI ou fichier de réponses ISS pour les programmes Installshield par exemple). Il n’est pas nécessaire de préciser le chemin complet de msiexec.exe ni le chemin du fichier MSI, celui-ci faisant référence au chemin indiqué par le champ Working Directory.

Working directory

Répertoire de travail lors de l’appel à la ligne de commande d’installation, relatif à la racine du partage de déploiement.

Uninstall registry key name

Nom de la clé recherchée par MDT dans la branche HKLM\Software\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Uninstall pour déterminer si l’application est déjà installée sur la machine.

Reboot the computer after installing the application

Si cela n’est pas prévu par l’assistant d’installation de l’application, indique à MDT de redémarrer le poste de travail une fois l’application installée.

This can run on any platform

Indique que l’application peut s’installer sur n’importe quelle plate-forme.

This can run on the specified client platforms

Permet d’indiquer les architectures et les systèmes d’exploitation sur lesquels l’application peut s’installer.

Propriétés de l’onglet Dependencies

Cet onglet est utilisé pour les groupes d’applications, mais également dans le cas des applications uniques, pour préciser les applications qui doivent être installées avant celles dont vous éditez les propriétés. Les applications sont installées dans l’ordre de la liste, de haut en bas.

Add

Affiche la liste des applications disponibles dans ce partage de déploiement et permet d’ajouter une application.

Delete

Supprime l’application sélectionnée.

Up

Augmente la priorité d’installation de l’application sélectionnée.

Down

Baisse la priorité d’installation de l’application sélectionnée.
PUCE

Attention, MDT ne vérifie pas les références circulaires entre les dépendances d’applications lors de l’édition des propriétés d’une application, ni lors de la mise à jour du point de déploiement.

c. Créer un groupe d’applications

Un groupe d’applications (ou “bundle”, dans le jargon MDT) est un ensemble d’applications dont l’installation sera obligatoire et séquentielle dès lors que le groupe est sélectionné. La création de groupes d’applications permet également de gérer l’ordre dans lequel s’installent les applications du groupe.

Pour créer un groupe d’applications :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez rendre disponible l’application.
Faites un clic droit sur le nœud Applications et sélectionnez l’item New Application.
Sélectionnez Application bundle.
Cliquez sur Next.
Entrez un nom pour ce groupe d’applications.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres de création en cliquant sur Next.
Une fois le groupe créé, cliquez sur Finish.
Faites un clic droit sur le groupe que vous venez de créer.
Sélectionnez l’item Properties du menu contextuel.
Cliquez sur l’onglet Dependencies.
Ajoutez les applications de ce groupe avec le bouton Add.
Définissez l’ordre d’installation avec les boutons Up et Down.
Cliquez sur OK.
PUCE

Si vous ne souhaitez pas rendre disponibles individuellement les applications de ce groupe, vous devez cocher la case Hide this application in the Deployment Wizard pour chacune d’entre elles (onglet General des propriétés de chaque application).

5. Intégrer des pilotes

La section Out-of-box drivers permet d’importer dans le partage de déploiement les pilotes de périphériques du matériel devant être supportés par votre socle. Bien que Windows 10 intègre en standard une quantité très importante de pilotes (Microsoft et autres constructeurs) et reconnaisse ainsi la plupart des matériels, il peut être nécessaire de fournir des pilotes spécifiques.

L’intégration des pilotes se fait de la même manière que celle des packages :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement dans lequel vous souhaitez importer des pilotes de périphériques.
Faites un clic droit sur le nœud Out-of-Box Drivers et sélectionnez l’item Import Drivers.
Entrez le chemin contenant les fichiers INF des pilotes.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres d’importation en cliquant sur Next.
Une fois les pilotes importés, cliquez sur Finish.

La console Deployment Workbench affiche pour chaque pilote le type de périphériques supporté (carte réseau, carte vidéo, carte son, etc.), la compatibilité Windows Hardware Qualified List, l’architecture supportée (x86 ou x64) et la version du pilote.

PUCE

Attention, l’assistant importe tous les pilotes rencontrés dans l’arborescence indiquée, sous-répertoires inclus.

6. Séquences de tâches

Une séquence de tâches est un fichier XML décrivant les actions à effectuer sur le poste à déployer. Ces actions correspondent à des scripts WSF (Windows Script File) ou VBS (Visual Basic Scripting), hébergés dans le répertoire Scripts du partage de déploiement, et couvrent des thèmes aussi divers que la configuration réseau, l’installation d’applications, le partitionnement du disque dur, la capture des données utilisateurs, etc. Chaque séquence de tâches est stockée dans un fichier TS.XML au sein de l’arborescence Control du partage de déploiement, dans un sous-répertoire nommé selon l’identifiant de la séquence choisi lors de la création de celle-ci (ex : \Control\TS1\TS.xml).

Les actions que contient la séquence de tâches peuvent être celles proposées en standard par MDT ou des actions personnalisées, lançant un script spécifique ou une commande particulière. Les scripts peuvent se baser sur les variables définies dans les fichiers de configuration du partage de déploiement (CustomSettings.ini et Bootstrap.ini) ainsi que dans la base de données MDT (si celle-ci a été créée pour le partage de déploiement, cf. section Configuration avancée – Base de données).

Quatre scénarios classiques de déploiement sont pris en charge par les séquences de tâches proposées par défaut :

Scénarios de déploiement pris en charge par MDT

New Computer

Considère le poste cible comme un poste vierge sur lequel aucune donnée n’est à sauvegarder.

Refresh

Le poste cible doit être réinstallé avec les paramètres types de l’entreprise. Les données de l’utilisateur doivent être sauvegardées puis restaurées dans la nouvelle installation.

Replace

Le poste cible est matériellement remplacé par un autre, sur lequel l’image de référence de l’entreprise doit être installée. Les données de l’utilisateur doivent être sauvegardées sur l’ancien poste puis restaurées sur le nouveau.

Upgrade

Le système d’exploitation du poste cible doit être mis à jour, les données de l’utilisateur et les applications sont conservées sur le poste.

Chacun de ces scénarios va se traduire par une valeur spécifique de la variable DeploymentTypespécifiée dans le fichier CustomSettings.ini du partage de déploiement.

Le choix d’un scénario dépend de votre projet de migration et de votre environnement, auxquels les séquences de tâches vont adapter leurs actions.

a. Phases d’une séquence de tâches

Les séquences de tâches utilisent habituellement sept phases (qui ne sont pas directement liées aux passes d’installation des fichiers de réponses). Ces phases permettent aux scripts MDT d’identifier les grandes étapes d’un déploiement mais également de reprendre l’installation à son dernier point d’arrêt en cas d’interruption fortuite ou de redémarrage du poste provoqué par une action. Le nom de la phase en cours est enregistré dans une variable interne nommée PHASE, dont la valeur conditionne l’exécution de chaque groupe d’étapes de la séquence de tâches.

Voici les phases types que vous rencontrerez le plus souvent dans les séquences de tâches :

Initialization

Le script ZTIGather.wsf est exécuté pour retranscrire, au sein de l’instance Windows PE, les propriétés et les valeurs des fichiers de configuration présents sur le partage de déploiement. Cette retranscription se fait sous forme de variables d’environnement, donc volatiles d’un redémarrage à l’autre. Cette phase est exécutée au début du déploiement ainsi qu’après chaque redémarrage.

Validation

Des vérifications sont effectuées au niveau des caractéristiques matérielles et logicielles du poste cible (fréquence du processeur, quantité de mémoire et espace disque disponible, type de système d’exploitation). Selon vos configurations matérielles, vous pouvez être amené à adapter cette phase (bien que ses valeurs par défaut soient adaptées au déploiement de Windows 10).

State Capture

Dans le cas d’une séquence de tâches utilisée pour migrer des utilisateurs d’un ancien poste vers un nouveau, cette phase prend en charge la génération d’un fichier d’inventaire des applications utilisateurs, la sauvegarde des données utilisateurs à l’aide de l’outil Microsoft USMT (User State Migration Tool), ainsi que la sauvegarde de la composition des groupes locaux.

Dans le cas de la réinstallation du système d’exploitation sur la même machine, cette phase prépare la sauvegarde du poste en désactivant le chiffrement de disque.

Preinstall

Si le déploiement concerne un nouveau poste, des vérifications, ainsi que le partitionnement du disque dur, sont effectuées durant cette phase. Si le déploiement est configuré pour réinstaller un poste existant, une sauvegarde au format WIM est effectuée.

Dans tous les cas, l’assistant de déploiement procède à une injection des pilotes de périphériques et des patchs manquants.

Install

Comme son nom l’indique, cette phase s’occupe de l’installation de l’image WIM du système d’exploitation spécifié sur le disque et la partition indiqués.

Postinstall

Cette étape concerne essentiellement la réinstallation des pilotes de périphériques et la restauration de l’environnement de déploiement (scripts et variables).

StateRestore

Enfin, la phase StateRestore configure les paramètres des cartes réseau, force la mise à jour du système d’exploitation grâce à Windows Update, installe les applications et restaure les données utilisateurs si l’option était précisée.

Cette phase s’occupe également de la préparation et de la capture du poste sous forme d’une image WIM pouvant être ensuite utilisée comme image de référence pour de futurs déploiements.

b. Modèles prédéfinis de séquences de tâches

Les modèles prédéfinis de séquences de tâches proposés par l’assistant sont des fichiers XML stockés dans le sous-répertoire Templates du répertoire d’installation de MDT (généralement C:\Program Files\Microsoft Deployment Toolkit\Templates). En vous basant sur ces modèles, vous pouvez créer votre propre séquence de tâches type et la personnaliser via l’assistant de création.

Standard Client Task Sequence (Client.xml)

Ce modèle de séquence de tâches répond à la plupart des besoins et prend en charge aussi bien le déploiement sur des machines vierges que sur des postes disposant déjà d’un système d’exploitation. Selon le type de scénario de déploiement configuré, il pourra effectuer la sauvegarde et la restauration des données utilisateurs. Il permet également la capture du poste déployé pour une utilisation ultérieure comme image de référence.

Standard Server Task Sequence (Server.xml)

Identique au modèle ci-dessus, à l’exception des actions de validation qui imposent, dans le cas d’un scénario de mise à jour d’une machine avec OS, que le système d’exploitation actuel du poste soit de type serveur.

Standard Server Upgrade Task Sequence (ServerUpgrade.xml)

Ce modèle effectue une mise à jour sur place d’un serveur vers Windows Server 2016, en conservant les données et les programmes installés.

Standard Client Replace Task Sequence (ClientReplace.xml)

Ce modèle capture les groupes locaux et les données utilisateurs à l’aide d’USMT, puis effectue une sauvegarde complète du poste sous forme d’image WIM. Un effacement complet du disque est exécuté à la fin de la procédure.

Standard Client Upgrade Task Sequence (ClientUpgrade.xml)

Ce modèle permet la mise à jour sur place d’un client vers Windows 10, en conservant les données et les programmes installés.

Sysprep and Capture (CaptureOnly.xml)

Ce modèle prépare le poste à l’aide des outils Sysprep et le capture sous forme d’une image WIM prête à servir d’image de référence pour d’autres déploiements. Cette séquence de tâches doit être lancée depuis une session ouverte sur la machine à capturer, en accédant au partage réseau du déploiement et en exécutant le script LiteTouch.wsf.

LiteTouch OEM Task Sequence (LTIOEM.xml)

Ce modèle est utilisé par les fabricants d’ordinateurs pour préparer les machines en copiant leurs fichiers spécifiques sur le disque dur.

Post OS Installation Task Sequence (StateRestore.xml)

Ce modèle de séquence de tâches permet d’effectuer des opérations sur des postes déjà installés (qu’ils l’aient été avec MDT ou non), telles que la capture d’images de référence ou la restauration d’images WIM venant d’autres postes.

Custom (Custom.xml)

Ce modèle est à personnaliser entièrement et ne contient qu’une tâche d’installation d’application.

Deploy to VHD Client (VHDClient.xml)

Ce modèle permet de déployer un système d’exploitation de type client vers un fichier VHD plutôt que vers une partition réelle.

Deploy to VHD Client (VHDServer.xml)

Ce modèle permet de déployer un système d’exploitation de type serveur vers un fichier VHD plutôt que vers une partition réelle.

c. Création d’une séquence de tâches

Après l’importation d’un système d’exploitation, la création d’une séquence de tâches est la deuxième étape obligatoire pour vous permettre de déployer des postes. Pour cela :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez créer une séquence de tâches.
Faites un clic droit sur le nœud Task Sequences et sélectionnez l’item New Task Sequence.
Entrez un identifiant alphanumérique pour la séquence de tâches (cet identifiant sera utilisé comme nom de répertoire).
Entrez un nom pour cette séquence de tâches (il sera affiché lors du déploiement).
Entrez un commentaire ou une description (il sera affiché sous le nom de la séquence de tâches lors du déploiement).
Cliquez sur Next.
Sélectionnez un modèle de séquence de tâches (Standard Client Task Sequence, par exemple).
Cliquez sur Next.
Sélectionnez le système d’exploitation que doit déployer cette séquence (Windows 10 Professionnel dans notre cas).
Cliquez sur Next.
Sélectionnez Do not specify a product key at this time.
Cliquez sur Next.
Entrez un nom d’utilisateur, un nom d’organisation et une adresse URL comme page de démarrage d’Internet Explorer.
Cliquez sur Next.
Sélectionnez Do not specify an Administrator password at this time.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres de la séquence de tâches à créer en cliquant sur Next.
Une fois la séquence créée, cliquez sur Finish.

Si vous ne l’avez pas encore fait, mettez à jour le point de déploiement au moins une fois pour générer les images d’amorçage (cf. section Partages de déploiement – Mise à jour d’un partage de déploiement) et ajoutez ces images à un serveur WDS. Le partage de déploiement est désormais prêt à être utilisé par les clients à déployer.

Pour tester la séquence de tâches créée :

Démarrez un poste de test sur le réseau en appuyant sur [F12].
Lorsque le menu Windows Boot Manager apparaît, sélectionnez Lite Touch Windows PE et appuyez sur [Entrée].
RI05-cap009

Écran d’accueil de MDT 2013

Cliquez sur Run the Deployment Wizard to install a new Operating System.
Si demandé, entrez le chemin UNC vers le partage de déploiement (ex : \\wds01\DeploymentShare$).
Cliquez sur Next.
Entrez un nom d’utilisateur, un mot de passe et un domaine pour vous connecter au partage de déploiement créé sur le serveur MDT.
Cliquez sur OK.
Cliquez sur Next.
Sélectionnez la séquence de tâches que vous avez créée.
Cliquez sur Next.
Entrez un nom d’ordinateur.
Sélectionnez Join a domain et entrez les informations nécessaires (nom du domaine, chemin de l’unité organisationnelle et compte à utiliser pour joindre ce domaine).
Cliquez sur Next.
Sélectionnez Do not move user data and settings.
Cliquez sur Next.
Sélectionnez Do not restore user data and settings.
Cliquez sur Next.
Si vous avez importé des packs de langues dans le partage de déploiement, sélectionnez-en un.
Cliquez sur Next.
Sélectionnez les paramètres de langue adéquats (par défaut ce sont ceux du système d’exploitation choisi) ainsi qu’un fuseau horaire.
Cliquez sur Next.
Si vous avez importé des applications dans le partage de déploiement, sélectionnez celles que vous souhaitez installer.
Cliquez sur Next.
Cliquez sur Begin.

Le client de déploiement MDT va maintenant dérouler les actions prévues par la séquence de tâches : préparation du poste, installation du système d’exploitation, installation des applications sélectionnées, redémarrage et reprise si nécessaire, etc.

Une fois la séquence terminée, MDT ouvre une session et affiche une page de résumé du déploiement :

RI05-CAP010

d. Édition d’une séquence de tâches

L’édition d’une séquence de tâches permet d’ajouter des étapes dans les phases d’installation ou de modifier les étapes prévues par le modèle utilisé lors de sa création.

Pour modifier une séquence de tâches :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud du partage de déploiement contenant la séquence à modifier.
Dans le nœud Task Sequences, faites un clic droit sur la séquence concernée pour en afficher le menu contextuel.
Cliquez sur l’item Properties.

Onglet General

RI05-CAP011

Propriétés générales d’une séquence de tâches

Task sequence ID

Identifiant interne alphanumérique de la séquence de tâches, ne peut être modifié après création de la séquence.

Task sequence name

Nom affiché dans la console Deployment Workbench et dans le client de déploiement.

Comments

Ces commentaires apparaissent sous le nom de la séquence, dans le client de déploiement.

Task sequence version

Numéro de version informel permettant d’assurer un suivi des modifications.

This can run on any platform

Indique que la séquence peut être exécutée sur n’importe quelle architecture supportée par MDT.

This can run only on the specified client platforms

Permet de préciser les architectures et les systèmes d’exploitation autorisés à exécuter cette séquence.

Hide this task sequence in the Deployment Wizard

Masque la séquence dans le client de déploiement.

Enable this task sequence

Désactive la séquence (elle apparaît alors grisée dans le client de déploiement).

Onglet Task Sequence, liste principale

RI05-CAP012

Étapes d’une séquence de tâches

Cette liste présente l’ensemble des étapes de la séquence de tâches. Les étapes peuvent être rassemblées au sein de groupes d’étapes et de sous-groupes, disposant des mêmes possibilités de déclenchement conditionnel (voir sections suivantes).

La barre d’outils située en haut de cette liste permet d’ajouter une étape ou un groupe d’étapes, de supprimer des éléments et de gérer leur ordre d’exécution.

L’explication des étapes prédéfinies proposées par MDT est donnée dans la section Phases d’une séquence de tâches.

Onglet Task Sequence, sous-onglet Properties

Toutes les étapes des séquences de tâches (ainsi que les groupes d’étapes) partagent trois propriétés communes obligatoires : le type, le nom et la description. Les autres propriétés sont spécifiques et leur documentation est disponible dans l’aide en ligne de la console Deployment Workbench.

Type

Nom interne de l’étape.

Name

Nom affiché dans le menu de gauche et dans les journaux d’exécution.

Description

Description informelle de l’étape.

Onglet Task Sequence, sous-onglet Options

Disable this step

Indique au client de déploiement de ne pas exécuter cette étape et de passer à la suivante.

Success Codes

Codes de retour des scripts ou des exécutables devant être interprétés comme des succès (séparés par des espaces), afin de continuer ou non la séquence. Cette propriété n’est pas disponible pour les groupes d’étapes.

Continue on error

Indique au client de déploiement de continuer même si le code de retour renvoyé par l’étape n’est pas dans la liste des codes de succès.

Conditions

Permet de créer une structure conditionnelle évoluée pour déterminer si l’étape doit être exécutée ou non. Cette structure peut comporter des tests de variables d’environnement, de version d’OS, de présence de clés de registre ou de fichiers, etc.

Onglet OS Info

RI05-CAP013

Informations sur le système d’exploitation déployé

Operating system description

Version et édition du système d’exploitation déployé par la séquence de tâches.

Build

Contient le numéro exact de version et de Service Pack (si intégré à l’image WIM).

Platform

Indique l’architecture supportée par le système d’exploitation déployé.

Edit Unattend.xml

Permet de modifier avec le Gestionnaire d’images système Windows le fichier Unattend.xml de l’OS déployé.

e. Propriétés particulières des étapes prédéfinies

Cette section décrit les principales actions réalisables au cours d’une séquence de tâches.

Run Command Line

Cette étape permet d’exécuter des commandes (scripts, batchs, outils tiers) lors de n’importe quelle phase du déploiement.

Command Line

Ligne de commande à exécuter.

Start in

Répertoire de démarrage lors du lancement de la commande.

Run this step as the following account

Indique au client de déploiement de changer le contexte de sécurité avant l’exécution de la commande.

Account

Informations d’identification du compte d’exécution.

Load the user’s profile

Demande le chargement complet du profil de l’utilisateur indiqué.

Run PowerShell Script

Cette étape permet d’exécuter des scripts PowerShell lors de n’importe quelle phase du déploiement.

PowerShell Script

Chemin vers le script à exécuter.

Parameters

Paramètres à transmettre au script PowerShell.

Set Task Sequence Variable

Permet de redéfinir dynamiquement, au moment du déploiement, des variables définies statiquement dans les fichiers CustomSettings.ini ou Bootstrap.ini. Attention, les variables ainsi redéfinies reviennent à leur valeur d’origine lors du redémarrage du poste.

Task Sequence Variable

Nom de la variable à redéfinir.

Value

Nouvelle valeur de la variable.

Restart computer

Comme son nom l’indique, redémarre l’ordinateur (après l’installation d’une application, par exemple).

Gather

Appelle le script ZTIGather.wsf pour collecter des informations sur le poste et lire les propriétés définies dans le fichier CustomSettings.ini ainsi que dans la base de données MDT. Ces informations sont ensuite chargées dans l’environnement de travail du client de déploiement.

Gather only local data

Indique au client de ne collecter que les informations locales et celles des fichiers de configuration.

Gather local data and process rules

Permet de préciser un autre fichier de règles que CustomSettings.ini.

Install Updates Offline

Autorisé uniquement pour la phase PREINSTALL ou lors d’un déploiement avec SCCM, permet d’appliquer des mises à jour Microsoft Update et des packages Microsoft Cabinet à l’image WIM avant que celle-ci ne soit installée sur le poste.

Selection profile

Nom du profil de sélection contenant les mises à jour et les packages à installer.

Validate

Vérifie les capacités et l’environnement du poste selon les critères de validation indiqués. Tous les critères cochés doivent être validés.

Ensure minimum memory

Quantité minimale de mémoire physique installée.

Ensure minimum processor speed

Fréquence minimale du processeur.

Check to ensure specified image size will fit

Espace disponible requis sur la partition de destination.

Ensure current OS to be refreshed is

Vérifie la cohérence entre le type du système d’exploitation du poste et celui devant être déployé, pour les cas de rafraîchissement du poste ou de mise à jour.

Install Application

Cette étape permet de gérer l’installation des applications importées dans le partage de déploiement ainsi que celle des groupes d’applications.

Install multiple applications

Indique au client d’installer toutes les applications cochées dynamiquement ou imposées par le fichier CustomSettings.ini (via la propriété MandatoryApplications).

Success codes

Codes de retour d’installation devant être considérés comme des codes de succès.

Install a single application

Indique au client de n’installer que l’application importée spécifiée.

Inject Drivers

Installe les pilotes de périphériques du profil de sélection spécifié.

Choose a selection profile

Nom du profil de sélection contenant les drivers à installer.

Install only matching drivers from the selection profile

Indique au client de déploiement de n’installer que les pilotes correspondant au matériel présent lors du déploiement. Les matériels installés ultérieurement ne disposeront pas des pilotes importés dans le partage de déploiement.

Install all drivers from the selection profile

Indique au client d’installer tous les pilotes du profil de sélection, que le matériel correspondant soit présent ou non.

Execute Orchestrator Runbook

Permet de déclencher un runbook dans System Center Orchestrator, par exemple la validation auprès d’un service informatique du bon déploiement d’un poste de travail.

Orchestrator Server

URL du service web Orchestrator.

Runbook

Nom du runbook à exécuter.

Automatically provide runbook parameter values

Permet de transmettre automatiquement au runbook les valeurs des variables MDT, à condition que les noms correspondent.

Specify explicit runbook parameters

Nom et valeur des paramètres à transmettre explicitement au runbook.

Wait for the runbook to finish before continuing

Indique à MDT d’attendre la fin du runbook pour continuer la séquence des tâches.

Format and Partition Disk

Cette étape gère le partitionnement des disques durs de la machine cible et le formatage des volumes.

Disk number

Numéro du disque dur sur lequel créer une partition (indexé en base 0).

Disk type

Indique le type de partition à créer : Master Boot Record (MBR) pour les BIOS classiques et les anciennes versions de Windows ou GUID Partition Table (GPT) pour les BIOS EFI et Windows Server 2008, Vista, 7, 8 et 10.

Liste des partitions

Présente la liste des partitions à créer, avec leur type (primaire ou étendu), leur taille, leur système de fichiers (FAT32 ou NTFS) et leur nom.

Enable BitLocker

BitLocker™ Drive Encryption est une technologie de chiffrement des volumes implémentée depuis Windows Vista, basée sur l’algorithme Advanced Encryption Standard (AES).

Current operating system drive

BitLocker™ doit chiffrer le disque dur où est installé le système d’exploitation.

TPM only

La clé de chiffrement doit être stockée dans la puce Trusted Platform Management (TPM) intégrée à la machine.

Startup key on USB only

La clé de chiffrement doit être stockée sur une clé USB (celle-ci sera nécessaire au démarrage de la machine).

TPM and startup key on USB

La clé de chiffrement est stockée dans la puce TPM et sur une clé USB.

Specific drive

BitLocker™ doit chiffrer uniquement le disque spécifié par ce paramètre.

In Active Directory

La clé de récupération sera stockée dans des sous-objets du compte d’ordinateur du poste cible dans l’Active Directory.

Do not create a recovery key

Indique de ne pas créer de clé de récupération.

Wait for BitLocker to complete drive encryption process

Précise au client de déploiement d’attendre la fin du processus de chiffrement avant de poursuivre.

Create Virtual Hard Disk (VHD)

Cette action crée un fichier VHD en vue du déploiement d’un système d’exploitation vers celui-ci. Cibler un fichier VHD plutôt qu’une partition lors de l’installation du système d’exploitation permet de déployer un nouvel environnement de travail en parallèle d’un système déjà installé (mise en place d’un double amorçage) ou de diffuser cet environnement sur tous les postes avant qu’une bascule générale se fasse, par exemple.

VHD filename path

Chemin (dossier + fichier) vers lequel le fichier VHD doit être créé. Utilisez la valeur Randompour générer un fichier unique.

Diff filename

Chemin (dossier + fichier) vers lequel le fichier différentiel VHD doit être créé. Utilisez la valeur Random pour générer un fichier unique.

VHD size

Taille en Mo ou en % du disque du fichier VHD à créer.

Dynamically expanding

Indique que la taille du fichier augmente au fur et à mesure que des données y sont stockées.

Fixed size

Indique que la taille du fichier VHD est fixe, quelle que soit la quantité de données stockée.

Retrieve the destination drive for the VHD file from a variable

Indique la variable MDT désignant le lecteur de destination du fichier VHD.

Assign the disk index created from the VHD to a variable

Indique la variable MDT utilisée pour désigner l’index du disque devant être utilisé lors du déploiement.

Install Operating System

Étape primordiale d’une séquence de tâches, installe le système d’exploitation spécifié sur une partition formatée. Le système d’exploitation doit auparavant avoir été importé dans le partage de déploiement.

Operating System to install

Nom de l’OS à installer, tel qu’il figure dans le nœud Operating Systems du partage de déploiement.

Select the location where you want to apply this OS

Permet de configurer le mode de sélection de la partition ciblée par le déploiement, entre :
  • Next available formatted partition : première partition formatée disponible.

  • Specific disk and partition : indexes de disque (base 0) et de partition (base 1) spécifiés explicitement.

  • Logical drive letter stored in a variable : nom de la variable MDT contenant la lettre de lecteur où déployer le système d’exploitation.

  • Specific logical drive letter : lettre de lecteur cible spécifiée explicitement.

Apply Network Settings

Par défaut, Windows configure les adaptateurs réseau pour utiliser un serveur DHCP. Cependant, si aucun serveur DHCP n’est disponible sur le réseau auquel est connecté le poste cible, il peut être nécessaire d’en spécifier manuellement les paramètres. D’autre part, dans le cas de la réinstallation d’un poste existant sur lequel une capture des paramètres réseau a été faite, ou si des paramètres réseau sont précisés pour ce poste dans la base de données MDT, les paramètres indiqués ici seront écrasés.

Si la liste des paramètres contient plusieurs éléments, ceux-ci seront appliqués dans l’ordre de détection des cartes réseau par Windows.

General

Nom du groupe de paramètres (sera affecté à la carte réseau), activation du mode DHCP ou manuel, adresses IP et adresses de passerelle par défaut.

DNS

Adresses des serveurs Domain Name System, suffixe DNS et enregistrement des adresses IP du poste dans le serveur DNS.

WINS

Adresses des serveurs Windows Internet Name System, activation du fichier de résolution LMHOSTS et configuration du mode NetBIOS sur TCP/IP.

Capture Network Settings

Dans le cas d’une réinstallation, permet de capturer les paramètres réseau du poste afin de les réinjecter dans la nouvelle installation. Cette étape doit être utilisée pendant la phase de capture d’état.

Aucun paramètre particulier n’est à préciser.

Install Roles and Features

Applicable uniquement aux systèmes d’exploitation de type serveur, permet de sélectionner les rôles et les fonctionnalités à activer sur le poste cible.

Les rôles et fonctionnalités disponibles dépendent du système d’exploitation installé.

Configure DHCP

Si le rôle DHCP Server a été installé (voir étape Install Roles and Features), permet de configurer les étendues et les options du serveur DHCP (IPv4 uniquement).

Scope details

Cette liste contient les étendues DHCP à créer.

General

Configure les propriétés principales d’une étendue DHCP : nom, adresses IP de début et de fin, masque de sous-réseau et durée des baux.

Advanced

Permet de préciser une plage d’exclusion dans l’étendue à créer, à partir d’une adresse de début et de fin.

Options

Configure les options DHCP spécifiques à l’étendue (adresses des serveurs DNS et de la passerelle par défaut, suffixe DNS, etc.).

Server options, Configure

Configure les options DHCP communes à toutes les étendues du serveur DHCP.

Configure DNS

Si le rôle DNS Server a été installé (voir étape Install Roles and Features), permet de créer des zones DNS.

Zones

Contient le nom de la zone, son type (primaire, secondaire, stub, intégrée ou non à Active Directory), le nom du fichier où la zone sera stockée et son niveau de support des enregistrements dynamiques.

Server Properties

Configure les options générales du serveur DNS, telles que la récursivité, le tourniquet, la protection contre la pollution du cache, etc.

Configure ADDS

Cette étape permet d’automatiser complètement la création d’un domaine et d’une forêt Active Directory ou l’ajout d’un contrôleur à un domaine existant, si le rôle Active Directory Domain Controller a été installé (voir étape Install Roles and Features).

Les options sont nombreuses et dépendent du type d’action à effectuer. Reportez-vous à l’aide en ligne de MDT pour plus d’informations sur ces options.

Create

Précise le type d’action à effectuer : nouveau réplica pour un contrôleur de domaine, nouveau contrôleur de domaine en lecture seule, nouveau domaine dans une forêt existante ou nouvelle forêt.

Advanced

Permet de renseigner les propriétés communes à toutes les actions : installation du service DNS si nécessaire, activation du rôle de catalogue global, niveau fonctionnel de la forêt et du domaine, répertoires où stocker la base NTDS et le SYSVOL, nom du site AD.

Authorize DHCP

Une fois le service DHCP installé sur un serveur Windows, celui-ci doit être autorisé par Active Directory à répondre aux requêtes des clients, afin d’éviter une pollution du réseau par la présence d’un serveur DHCP non officiel.

La propriété Account permet de préciser le compte de domaine Active Directory qui demandera l’activation du serveur DHCP.

7. Configuration avancée

a. Profils de sélection

MDT 2013 vous permet de créer des sous-dossiers dans les nœuds ApplicationsOperating SystemsPackagesTask Sequences ou encore Out-of-Box Drivers pour y classer les items. Les items importés dans le nœud principal ne sont pas dupliqués lorsque vous les déplacez dans les sous-dossiers, seul un lien logique est créé. Ainsi, les modifications effectuées sur les items dans les sous-dossiers se répercutent sur le nœud principal et réciproquement.

Les profils de sélection vous permettent de sélectionner un ou plusieurs dossiers, créant ainsi un sous-ensemble particulier d’éléments du partage de déploiement. L’exemple ci-dessous montre l’organisation en sous-dossiers des éléments d’un partage de déploiement :

RI05-CAP014

Partage de déploiement organisé en dossiers

La création d’un profil de sélection adéquat permettra, par exemple, de regrouper les éléments à destination des machines Dell (à destination des Administrateurs) sur lesquelles Windows 10 doit être installé en version 64 bits.

Ce profil de sélection pourra par exemple être utilisé :

  • Pour préciser les pilotes de périphériques à inclure dans l’image Windows PE d’amorçage (onglet Windows PE / Drivers and Patches des propriétés du partage de déploiement) ou à injecter lors de l’étape Inject Drivers.

  • Pour spécifier les packages à déployer dans l’étape Install Updates Offline.

  • Pour choisir les éléments répliqués vers un partage de déploiement lié.

  • Pour créer un média de distribution du partage de déploiement.

Création d’un profil de sélection

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement dans lequel vous souhaitez créer un profil de sélection.
Faites un clic droit sur le nœud Selection Profiles et sélectionnez l’item New Selection Profile.
Donnez un nom au profil et saisissez éventuellement un commentaire.
Cliquez sur Next.
Sélectionnez le partage de déploiement, les nœuds principaux ou les sous-dossiers à inclure dans ce profil de sélection.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres du profil de sélection en cliquant sur Next.
Une fois le profil créé, cliquez sur Finish.
RI05-CAP015

Propriétés d’un profil de sélection

b. Partages de déploiement liés

Les partages de déploiement liés sont des réplicas complets ou partiels du partage de déploiement principal. La sélection des éléments à répliquer se fait en fonction du profil de sélection configuré pour ce partage lié.

Cette fonctionnalité peut répondre à des besoins de réplication vers des sites distants (agences, filiales) ne disposant pas d’une connectivité réseau suffisante pour répliquer tout le partage de distribution ou pour restreindre les éléments mis à disposition d’une population donnée.

Création d’un partage de déploiement lié

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement dans lequel vous souhaitez créer un réplica.
Faites un clic droit sur le nœud Linked Deployment Shares et sélectionnez l’item New Linked Deployment Share.
Indiquez le chemin de destination (du type \\serveur\partage\répertoire).
Précisez le profil de sélection à utiliser lors de la mise à jour de ce partage de déploiement lié.
Sélectionnez Merge the selected contents into the target deployment share pour copier les éléments sans écraser les éléments de la cible, ou Replace the contents of the target deployment share folders with those selected pour écraser systématiquement les éléments de la cible à chaque mise à jour.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres du partage lié en cliquant sur Next.
Une fois le réplica créé, cliquez sur Finish.

Modification d’un partage de déploiement lié

Certaines propriétés du partage de déploiement lié ne peuvent être définies lors de sa création, mais peuvent l’être ultérieurement en éditant ses propriétés :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement contenant le réplica.
Dans le nœud Linked Deployment Shares, faites un clic droit sur le réplica à modifier et sélectionnez l’item Properties.

Propriétés de l’onglet General

Link identifier

Identifiant interne du réplica.

Comments

Zone informelle de commentaires.

Linked deployment share UNC path

Chemin réseau du partage de déploiement lié.

Selection Profile

Profil de sélection utilisé lors de la mise à jour du partage de déploiement lié.

Merge the selected contents into the target deployment share

Fusionne les éléments du partage principal avec ceux déjà existants dans le partage lié, sans écraser les éléments de la cible.

Replace the contents of the target deployment share folders with those selected

Remplace tous les éléments du partage de déploiement lié par ceux du partage de déploiement principal à chaque mise à jour.

Copy standard folders to this linked deployment share

Permet de préciser si les répertoires standards (scripts et outils MDT, outil de migration des données utilisateurs) du partage de déploiement principal doivent être copiés vers le réplica.

Automatically update boot images after replicating content to this linked deployment share

Indique à la console de mettre à jour les images WIM d’amorçage distantes lorsque le réplica est mis à jour. Elles doivent en effet être mises à jour pour pointer vers le partage réseau du réplica et non vers celui du partage principal.

Access the linked deployment share in single-user mode

Permet d’activer le mode utilisateur unique pour améliorer les performances de réplication et éviter les modifications bilatérales pendant la mise à jour du réplica (si un autre utilisateur est en train de modifier le partage lié).

Mise à jour d’un partage de déploiement lié

La mise à jour du partage de déploiement principal ne déclenche pas automatiquement la réplication du contenu vers les partages de déploiement liés : ceux-ci doivent être mis à jour manuellement après une modification du partage de déploiement principal. Pour cela :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement contenant le réplica.
Dans le nœud Linked Deployment Shares, faites un clic droit sur le réplica à mettre à jour et sélectionnez l’item Replicate Content.
Une fois le réplica mis à jour, cliquez sur Finish.

Selon les propriétés du partage de déploiement lié, MDT va monter, lors de la mise à jour, l’image WIM d’amorçage distante pour y modifier le chemin UNC vers lequel le client de déploiement doit se connecter.

Dès lors qu’une première mise à jour du partage lié a été faite, celui-ci peut être ajouté à la console Deployment Workbench afin d’en modifier les propriétés (clic droit sur le nœud Deployment Shares, item Open Deployment Share).

RI05-CAP016

Affichage du partage de déploiement lié dans la console

c. Distributions sur médias

La création d’un média de distribution permet de fournir un moyen d’installation aux postes ne disposant pas d’une connexion réseau (agences isolées, par exemple) ou lorsqu’un déploiement réseau ne peut être envisagé (pas de support du PXE, bande passante insuffisante, etc.). Les médias de distribution se basent sur les profils de sélection pour choisir les éléments à embarquer dans les images WIM et ISO générées lors de la mise à jour du média.

Création d’un média de distribution

Pour créer un média de distribution de votre partage de déploiement :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement dans lequel vous souhaitez créer un média.
Faites un clic droit sur le nœud Media et sélectionnez l’item New Media.
Saisissez le chemin dans lequel stocker les fichiers nécessaires et les images WIM ou ISO qui seront générées.
Indiquez le profil de sélection à utiliser pour générer ce média.
Confirmez les paramètres de création en cliquant sur Next.
Une fois le média créé, cliquez sur Finish.

Modification d’un média de distribution

Le média de distribution dispose des mêmes propriétés qu’un partage de déploiement standard, mais l’assistant ne propose qu’un choix restreint de propriétés lors de la création. La configuration détaillée du média de distribution se fait via ses propriétés :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement contenant le média.
Dans le nœud Media, faites un clic droit sur le média à modifier et sélectionnez l’item Properties.

Onglet General

Media identifier

Identifiant interne du média.

Comments

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Media path

Chemin dans lequel sont stockés les fichiers nécessaires à la génération du média et les images WIM ou ISO générées.

Selection profile

Profil de sélection utilisé pour définir les éléments à embarquer dans les images.

Platforms Supported

Permet de préciser les architectures (x86/32bits ou x64/64bits) pour lesquelles un média doit être généré.

Generate a Lite Touch bootable ISO image

Indique s’il faut générer une image ISO en plus des images WIM.

Onglet Rules

Zone de texte

Contenu du fichier CustomSettings.ini spécifique à ce média de distribution. La syntaxe est identique à celle du partage de déploiement.

Edit Bootstrap.ini

Ouvre le fichier Bootstrap.ini dans Notepad.

Onglet Windows PE

Les propriétés sont identiques à celles d’un partage de déploiement, voir la section consacrée à ce sujet.

Mise à jour d’un média de distribution

Tout comme le partage de déploiement lié, le média de distribution n’est pas mis à jour automatiquement lors de la mise à jour du partage de déploiement principal. Il est nécessaire de déclencher la régénération des images ISO et WIM manuellement :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement contenant le média.
Dans le nœud Media, faites un clic droit sur le média à mettre à jour et sélectionnez l’item Update Media Content.
Une fois les images régénérées, cliquez sur Finish.

d. Base de données

Jusqu’à présent, vous avez pu constater que les déploiements de postes avec MDT suivaient un processus relativement linéaire, où le seul moyen de personnaliser les déploiements en fonction des postes était de laisser le choix à l’opérateur. Cependant, tout en conservant une logique d’automatisation maximale des déploiements, il est possible d’en automatiser également la personnalisation grâce à la base de données MDT.

Cette base de données relationnelle va servir à identifier les postes de manière individuelle grâce à leurs informations spécifiques (adresse physique de la carte réseau, numéro de matériel, GUID, etc.) et à prédéfinir les actions à effectuer sur ceux-ci. Il est également possible d’appliquer des propriétés à des sites réseau entiers, identifiés par l’adresse IP de passerelle affectée au client de déploiement, ou aux postes d’un fabricant ou d’un modèle donné.

Le principe de fonctionnement de la base de données MDT est de demander à l’agent de déploiement, via les propriétés du partage (donc du fichier CustomSettings.ini), d’exécuter des requêtes sur des tables SQL pour en lire les champs et remplir les valeurs des propriétés nécessaires au déploiement.

L’utilisation de la base de données à la place du fichier CustomSettings.ini permet d’interfacer MDT avec des outils tiers (système de gestion des demandes par exemple) mais également de mettre en œuvre des scénarios de déploiement différents selon les postes, sans avoir à multiplier les partages de déploiement MDT.

PUCE

Dans sa dernière version, MDT supporte les bases de données Microsoft SQL Server 2005 à 2016, toutes éditions confondues (Express, Standard, Entreprise).

Création d’une base de données MDT

La création d’une base de données sur un serveur Microsoft SQL Server nécessite des droits particuliers sur le serveur SQL, renseignez-vous auprès de l’administrateur du serveur SQL Server.

Pour créer une nouvelle base de données MDT :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez créer une base de données.
Faites un clic droit sur le nœud Database et sélectionnez l’item New Database.
Entrez le nom du serveur Microsoft SQL Server devant héberger la base.
Entrez éventuellement le nom de l’instance nommée (si la base ne doit pas être créée sur l’instance par défaut).
Entrez le numéro du port TCP du serveur SQL.
Sélectionnez la librairie Named Pipes (réseaux locaux ou rapides) ou TCP/IP Sockets (réseaux lents ou distants).
Cliquez sur Next.
Sélectionnez l’option Create new database et donnez un nom à cette base.
Cliquez sur Next.
Si vous avez sélectionné le protocole Named Pipes pour la connexion à la base de données, entrez le nom d’un partage réseau existant sur le serveur SQL auquel le client de déploiement se connectera pour s’authentifier.
Cliquez sur Next.
Confirmez les paramètres de création en cliquant sur Next.
Une fois la base de données créée, cliquez sur Finish.

Le nœud Database présente désormais quatre sous-éléments : ComputersRolesLocations et Make and Model.

Configuration des règles

Pour que l’assistant de déploiement puisse utiliser les valeurs enregistrées dans la base de données, celui-ci doit connaître les tables et les champs contenant les données, ainsi que les informations de connexion pour y accéder. Toutes ces indications lui sont données à travers le fichier CustomSettings.ini et les sections complémentaires qui vont y être créées. Vous pouvez soit renseigner le fichier CustomSettings.ini à la main en créant une nouvelle section pour chaque table de la base de données, soit utiliser l’assistant de configuration des règles.

Propriétés MDT pour la connexion à la base de données

[section]

Nom de la section.

SQLServer

Nom du serveur SQL auquel se connecter.

SQLShare

Nom du partage de fichiers utilisé pour préétablir l’authentification intégrée dans le cas d’une connexion via le protocole Named Pipes.

Instance

Nom de l’instance (optionnel).

Port

Numéro du port sur lequel le service SQL du serveur écoute les connexions.

Database

Nom de la base de données.

Netlib

Protocole utilisé pour établir la connexion : DBNMPNTW pour le protocole Named Pipes ou DBMSSOCN pour TCP/IP sockets.

DBID

Si le serveur est configuré pour utiliser la méthode d’authentification intégrée SQL, ce paramètre contient le nom de l’utilisateur SQL. Cette méthode n’est pas recommandée car le nom de l’utilisateur et le mot de passe sont stockés en clair dans le fichier CustomSettings.ini.

DBPwd

Mot de passe de l’utilisateur SQL spécifié par la propriété DBID.

Table

Nom de la table ou de la vue contenant les informations.

Parameters

Noms des champs contenant les informations (utilisés dans la clause WHERE de la requête).

ParameterCondition

Indique si le résultat de la requête doit correspondre à tous les paramètres (AND) ou à un seul des paramètres au minimum (OR).

Order

Noms des champs dans l’ordre suivant lequel les résultats de la requête doivent être triés.

La section ainsi créée doit également être déclarée dans la propriété Priority de la section Settings.

Exemple de fichier CustomSettings.ini utilisant une base de données MDT :

[Settings] 
Priority=CSettings, Default 
 
[Default] 
OSInstall=YES 
 
[Csettings] 
SQLServer=WDS 
Port=1433 
Netlib=DBMSSOCN 
Database=MDT 
DBID=sa 
DBPwd=secret 
Table=ComputerSettings 
Parameters=UUID,AssetTag,SerialNumber,MacAddress 
ParameterCondition=OR

La création manuelle des sections d’accès à la base de données étant assez fastidieuse, la console Deployment Workbench propose fort heureusement un assistant de configuration des règles permettant de préciser quelles sont exactement les informations que vous souhaitez obtenir de la base de données, et pour lesquelles il va automatiquement créer les sections correspondantes dans le fichier CustomSettings.ini.

Pour configurer les règles d’accès via l’assistant :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez créer une base de données.
Faites un clic droit sur le nœud Database et sélectionnez l’item Configure Database Rules.
Cochez les cases correspondant aux informations que vous souhaitez obtenir sur les postes à déployer (identifiants spécifiques, rôles, applications à installer, packages SMS ou administrateurs à assigner à ces postes).
Cliquez sur Next.
Cochez les cases correspondant aux informations que vous souhaitez obtenir sur les emplacements géographiques (noms, informations spécifiques, rôles, applications, etc.).
Cliquez sur Next.
Cochez les cases correspondant aux informations sur les fabricants et sur les modèles.
Cliquez sur Next.
Cochez les cases correspondant aux informations sur les rôles.
Cliquez sur Next.
Confirmez les règles à créer en cliquant sur Next.
Une fois les règles créées, cliquez sur Finish.

L’assistant de configuration des règles a créé, pour chaque case cochée, une section de connexion à la base dans le fichier CustomSettings.ini et a ajouté cette section à la propriété Priority.

PUCE

L’assistant ne permet pas de supprimer les sections créées dans le fichier CustomSettings.ini  même si les cases correspondantes sont décochées lors d’une exécution ultérieure.

Déclaration d’un nouveau poste

Pour effectuer des déploiements personnalisés par poste, vous devez tout d’abord déclarer ce poste dans la base de données et fournir des informations spécifiques permettant de l’identifier. Pour déclarer un nouveau poste :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez provisionner un poste.
Développez le nœud Database.
Faites un clic droit sur le nœud Computers et sélectionnez l’item New.
Dans l’onglet Identity, entrez un identifiant de matériel, un identifiant unique (UUID), un numéro de série ou une adresse physique de carte réseau (adresse MAC).
Dans l’onglet Details, vous pouvez attribuer une valeur à n’importe quelle propriété utilisée par l’agent de déploiement MDT (le nom de l’ordinateur est par exemple attribué au poste déployé via la variable OSDComputerName).
Dans l’onglet Applications, vous pouvez spécifier quelles sont les applications à installer sur ce poste, et dans quel ordre.
L’onglet ConfigMgr Packages fait référence aux packages SMS ou System Center Configuration Manager (dans le cas de déploiements couplés à ces systèmes).
L’onglet Roles permet d’affecter le poste à un ou plusieurs rôles déclarés dans la base de données et de lui appliquer les propriétés définies sur les rôles en question.
L’onglet Administrators permet de créer des comptes locaux administrateurs du poste ou d’ajouter des comptes et des groupes existants.
Cliquez sur OK.
RI05-CAP017

Base de données MDT avec deux clients provisionnés

PUCE

L’identifiant unique UUID est souvent affiché dans le BIOS de l’ordinateur ou lors d’une tentative d’amorçage sur le réseau, à côté de l’adresse MAC.

Déclaration d’un site

La déclaration d’un site dans la base de données permet d’affecter les mêmes propriétés à tous les postes déployés sur un même site réseau. L’identification du site se base sur l’adresse de la passerelle réseau par défaut affectée au client, manuellement ou par le serveur DHCP du site. Un site peut être reconnu en fonction de plusieurs adresses de passerelles par défaut. Pour déclarer un nouveau site :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez déclarer un site.
Développez le nœud Database.
Faites un clic droit sur le nœud Locations et sélectionnez l’item New.
Dans l’onglet Identity, donnez un nom au site.
Cliquez sur Add pour ajouter une adresse IP de passerelle par défaut permettant d’identifier ce site.
Les onglets DetailsApplicationsConfigMgr PackagesRoles et Administrators ont le même usage que pour les éléments de type Computer.
Cliquez sur OK.

Déclaration d’un rôle

Les rôles permettent d’appliquer des profils types de configuration à des postes de travail déclarés individuellement, à des sites réseau entiers, ou à des postes d’un fabricant ou d’un modèle donné. Pour déclarer un rôle :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez déclarer un rôle.
Développez le nœud Database.
Faites un clic droit sur le nœud Roles et sélectionnez l’item New.
Dans l’onglet Identity, donnez un nom au rôle.
Les onglets DetailsApplicationsConfigMgr Packages et Administrators ont le même usage que pour les éléments de type Computer.
Cliquez sur OK.

Déclaration de fabricants et de modèles

La déclaration de fabricants et de modèles permet d’appliquer un ensemble de propriétés en se basant sur la nature du poste. Ces informations sont accessibles via des requêtes WMI (Windows Management Instrumentation) (propriétés Manufacturer et Model de l’objet Win32_ComputerSystem) ou via l’utilitaire MSINFO32.EXE. Pour déclarer un modèle :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Développez le nœud Advanced Configuration du partage de déploiement pour lequel vous souhaitez déclarer un modèle.
Développez le nœud Database.
Faites un clic droit sur le nœud Make and Model et sélectionnez l’item New.
Entrez le nom du fabricant dans le champ Make.
Entrez le nom du modèle dans le champ Model.
Les onglets DetailsApplicationsConfigMgr PackagesRoles et Administrators ont le même usage que pour les éléments de type Computer.
Cliquez sur OK.

8. Monitoring

Depuis la version 2012, MDT offre une fonctionnalité de supervision des déploiements. Accessible depuis la console Deployment Workbench, le rapport de supervision donne quelques éléments concernant la progression des séquences de tâches en cours d’exécution ou terminées sur les postes ciblés.

Pour activer la supervision :

Ouvrez la console Deployment Workbench.
Faites un clic droit sur le partage de déploiement pour lequel vous souhaitez activer la supervision.
Dans l’onglet Monitoring, cochez la case Enable monitoring for this deployment share.
Dans le champ Monitoring host, confirmez le nom ou l’adresse IP du serveur MDT.
Dans les champs Event port et Data port, sélectionnez les ports sur lesquels le service de supervision écoutera les requêtes des clients (ces ports doivent être libres et autorisés sur un éventuel pare-feu).
Cliquez sur OK.
RI05-CAP018

Supervision d’un déploiement en cours

Prise en compte des données utilisateurs

Lors du déploiement d’un système d’exploitation sur un poste neuf, aucun problème ne se pose quant à la sauvegarde des données présentes sur le disque dur : le constructeur fournit généralement un CD contenant le système d’exploitation et les pilotes, ou à défaut ces derniers sont disponibles sur son site web de support. En revanche, dans le cas de la réinstallation d’un poste en cas de problème avec le système d’exploitation ou lors du remplacement d’un ordinateur par un autre, la prise en compte de données locales de l’utilisateur est indispensable.

À cette fin, Microsoft propose avec WAIK l’utilitaire USMT (User State Migration Tool), dans sa version 5. Utilisé dans le cadre d’un déploiement fait avec MDT, cet outil va pouvoir rechercher et sauvegarder vers un partage réseau les données de l’utilisateur selon les paramètres spécifiés, puis les restaurer une fois le poste réinstallé. Ces actions sont prises en charge nativement par la séquence de tâches Standard Client Task Sequence, à travers les étapes State Capture/Capture User State et State Restore/Restore User State.

Quatre propriétés du partage de déploiement entrent en compte pour la migration des données utilisateurs :

Propriétés importantes pour la migration des données utilisateurs

UserDataLocation

Peut être soit un chemin réseau vers lequel sauvegarder les données de migration, soit AUTO pour stocker les données en local si la place est suffisante et si le scénario le permet, soit NETWORK pour utiliser l’emplacement spécifié par les propriétés UDShare et UDDir.

UDShare

Partage réseau vers lequel stocker les données de migration.

UDDir

Sous-répertoire du partage réseau spécifié par UDShare dans lequel stocker les données de migration.

UDProfiles

Nom des profils locaux, séparés par des virgules, à sauvegarder.

ScanStateArgs

Arguments à passer à l’utilitaire USMT ScanState.exe, qui sert à sauvegarder l’environnement de l’utilisateur depuis le poste source.

LoadStateArgs

Arguments à passer à l’utilitaire USMT LoadState.exe, qui sert à recharger l’environnement de l’utilisateur sur le poste cible.
PUCE

Attention, MDT va automatiquement rajouter les arguments /hardlink, /nocompress, /decrypt, /key ou /keyfile aux utilitaires LoadState.exe et ScanState.exe si le scénario l’exige. N’ajoutez pas ces arguments dans la configuration du partage de déploiement.

Conclusion

À travers cette présentation du Microsoft Deployment Toolkit, vous avez pu constater qu’un pas supplémentaire était franchi vers l’automatisation complète du déploiement de Windows. Tout en se basant sur des outils comme WDS et WAIK, MDT apporte de nouvelles fonctionnalités comme l’installation dynamique de pilotes de périphériques, ou encore la prise en charge des packs linguistiques et des mises à jour.

Cependant, l’ensemble manque encore de fluidité, et si vous souhaitez automatiser entièrement le processus, des informations sensibles comme des mots de passe doivent être stockées en clair dans des fichiers. Le chapitre suivant, consacré au déploiement de Windows 10 avec System Center Configuration Manager, vous montrera comment mettre en œuvre un processus de déploiement entièrement automatisé, sécurisé et performant.